logo
 

Tiare Trompette-Dezerville | Une vie dédiée au ‘ori Tahiti

Tiare Trompette-Dezerville

Une vie dédiée au ‘ori Tahiti

À Tahiti, il n’est presque plus besoin de présenter Tiare Trompette-Dezerville au-dessus du berceau de laquelle toutes les fées semblent s’être penchées. Femme de caractère aux multiples facettes, talents et casquettes, celle qui fut aussi 1re dauphine de Manoa Frugé, Miss Tahiti 1999, a déjà marqué l’histoire du ‘ori Tahiti moderne de sa créativité rare, menant de front et de main de maître une carrière professionnelle de conseillère pédagogique, une vie de mère de famille épanouie et celle de cheffe de troupe, danseuse, chorégraphe et bien plus que cela encore, désormais aux commandes de Hei Tahiti, nom de son école, de son groupe professionnel et du centre de formation qui lui est associé.

Ses danseurs et artistes l’appellent avec des intonations pleines de respect « Boss ». Un surnom qui en dit long sur l’autorité avec laquelle elle a su imposer son travail mais aussi sur la légitimité que la qualité de ce dernier ainsi que son perfectionnisme lui ont conféré de longue date. Née en Dordogne, à Périgueux, le 18 avril 1976, Tiare rejoint Tahiti avec sa famille en janvier 1979. Précoce pour un si long voyage, elle le sera encore plus dans la danse, milieu dans lequel elle fait ses premiers pas dès l’âge de 3 ans sous la houlette de Tumata Robinson, autre grande dame du ‘ori. En 1984, premier Heiva, avec Tumata. En 1990, elle est élue meilleure danseuse de ce prestigieux concours avec la troupe amateurs des Tamarii Poe Rava Nui. En 1997, elle retourne dans le giron de Tumata et devient la danseuse vedette leader du groupe O Tahiti E, qui gagne alors énormément en notoriété. En 1998, elle partage la vedette avec Tuturu Tetua pour le prix du meilleur couple du Heiva, toujours avec O Tahiti E, dont elle devient la chorégraphe en 2000. En 2004, elle créé enfin Hei Tahiti, sa propre troupe, avec laquelle elle commence à enchaîner Heiva et Hura Tapairu.


Un palmarès impressionnant
Depuis sa création, Hei Tahiti a déjà remporté trois fois le grand prix du Heiva, en 2005, 2009 et 2013, mais aussi trois fois le Hura Tapairu, en 2007, 2008 et 2012 ; trois victoires cumulées qui lui octroieront le grand prix de l’événement. Tiare, qui vit la danse sans y penser, « comme un don », comme elle respire, en ayant la grande chance de partager avec son époux cette passion, n’a eu de cesse également de partager avec le plus grand nombre tout ce qui impulse ce spectacle infiniment vivant. Pour cela, elle créera encore en 2015 le centre de formation multidisciplinaire Hei Tahiti, rattaché à son groupe de danse professionnel, afin de transmettre au-delà de la danse toute une culture à travers ses costumes, sa musique, ses légendes… Insatiable, infatigable, inaltérable dans sa passion, Tiare rêve d’aller toujours plus loin, notamment en intégrant de plus en plus de danseurs extérieurs ou étrangers pour un partage « au plus profond de la culture polynésienne » de tout le travail de création assuré par Hei Tahiti.